« La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude. » Bien d'accord. Bien que je sais que sauf la souffrance physique, tout est imaginaire. Je tourne en rond, j'ai trop d'imagination donc trop de réalité irréelle, éternelle insatisfaite, probable que tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d'en avoir envie ou alors peut-être que ... peut-être qu'en fait je ne m'ennuie jamais mais que tout m'ennuie. Brasser le passé, se souvenir des gens bien, des gens qu'on a aimé et qui ne nous aiment plus. Des gens avec lesquels on a passé des moments de fous, des personnes qui on un jour compté pour nous et qui malgré la brume du temps et de l'indifférence reste dans un coin de nos coeurs. Des amis, amours, déçus, déchus qu'on a détesté et puis qui, finalement, laisse comme un son de regret. Entendre prononcer leurs noms font mal à un point qu'on pouvait pas imaginer un jour. Se souvenir de ces gens la, ça fait parti de la partie de l'ennui, de la souffrance et du temps. Et ça fait mal. Quand le temps s'allonge et nous englue. Ma vie est une campagne triste où il pleut toujours. Le temps c'est bien. Quand tu peux en profiter, trouver le juste milieu. Quand il y en a trop c'est pas bon, ça t'enfonce, tendance à trop réfléchir, à se morfondre avec ou sans raisons.